Oui ce peuple a beaucoup souffert,
Il en a perdu la raison,
Son coeur est devenu de pierre,
Encore plus dure que le béton.
Souviens-toi de tous ces rois, qui ont commis tant d’infamies,
Ces pillards sans foi ni loi, n’ont laissé que ruines et famine.
La Bretagne, vieille insoumise
et l’Occitanie hérétique,
Paysans en embuscades, ouvriers sur les barricades.
Les bûchers, les dragonnades, et les colonnes infernales,
Exactions encagoulées, stratégie de la terre
brûlée.
Aujourd’hui que reste-t-il de l’autonomie paysanne ?
Les seigneurs de l’industrie, nous onrt menés comme des ânes.
Ils noius ont volé nos terres et la maison de nos
grands-mères,
Nos musiques, nos danses, nos langues et puis nous ont
laissés exsangues.
Entassés comme des sardines dans ces cités de pacotille,
Nos enfants font triste mine,
c’est le progrès, quelle pantomime
!
Corruption, hypocrisie, austérité, loi du
profit,
L’ordre moral en est la cause, c’est comme ça que je vois les choses.
Toutes
les guerres, les génocides, les holocaustes,
qu’on se le dise,
Homme d’affaire t’en es la cause, c’est comme ça que je vois les
choses.
Que l’humanité se remette en branle dans nos
coeurs, dans nos clans,
Dans nos tribus, dans nos moeurs.
Que l’humanité se remette en marche en désordre, en cohue,
En émeute tranquille, en prenant tout son temps,
Le temps
sans pression, le temps sans oppression.
On a toujours le temps quand on est sans tyran.