Des maisons de calcaire,
Des cascades de
pierre,
C’est ma ville.
Les sentiers qu’on descend,
Les chiens courant devant,
C’est …
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Des maisons de calcaire,
Des cascades de
pierre,
C’est ma ville.
Les sentiers qu’on descend,
Les chiens courant devant,
C’est ma ville.
Les collines et les pentes,
Comme les seins des servantes,
Et l’été
qui commande
Aux blés et aux lavandes,
C’est ma ville.
C’est ma ville, ma cité,
Ma patrie, mon immensité,
J’aurai pu courir jusqu’en ville,
Comme un funambule sur un
fil,
Etre facteur ou CRS,
Ou partir sans laisser d’adresse.
Mais chacun ses idées,
Pour moi, ces quelques près,
C’est ma ville.
Les oiseaux coupant court,
A
travers les labours,
C’est ma ville.
Le rire de Mireille,
Comme un fruit sur la treille,
Les repas d’épousailles,
Où l’on chante, où l’on braille,
C’est ma ville.
C’est ma ville, ma cité,
Ma patrie, mon immensité,
J’aurai pu me faire émigrant,
Laisser la ferme à mes parents,
En Australie recommencer,
Avec la peur de tout quitter.
Ailleurs, c’est sur, payer le prix
D’un destin, que je n’aurai pas compris.