Je t’ai connue fillette en revenant de Flandre,
Tu dansais guillerette pieds nus dans les ruelles,
La brise soulevait tes …
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Je t’ai connue fillette en revenant de Flandre,
Tu dansais guillerette pieds nus dans les ruelles,
La brise soulevait tes jupons de flanelle.
Quand je t’ai aperçue pieds nus dans les
ruelles,
Recevant de plein fouet la beauté de ton âme,
Je suis resté figé suspendu à tes
charmes.
Tu dansais comme un ange pieds nus sous le soleil,
Mes yeux ne voyaient plus qu’un rayon de lumière,
Voltiger dans les airs comme deux ailes légères.
Je t’ai dit ce
jour-là : quand tu voudras
de moi,
En revenant des champs tu mettras une fleur,
En signe d’agrément accrochée à ton cœur.
Alors tu m’as souri et dans une pirouette
Tu m’as dit : très bientôt ce sera chose faite,
Dès le premier printemps, aux premières violettes.
Mais la guerre est venue, les années ont passé,
On ne voit plus danser pieds nus dans les
ruelles,
Les filles comme autrefois, dans leurs robes si belles.
Alors je suis parti sur la route des Flandres,
A chacun de mes pas, sous l’ardeur du soleil,
Poussait une
violette à nulle autre pareille.